
212,55 ha
Surface
1 133 t
CO₂
Ce projet de grandes cultures sur 212,55 hectares dans la commune de Meslay-le-Vidame suit la méthode Grandes Cultures : l'exploitation fait évoluer ses pratiques culturales pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et stocker du carbone dans ses sols. Labellisé dans le cadre du Label Bas-Carbone, il vise 1 133 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions et de stockage de carbone dans les sols attendus sur sa durée : elles seront reconnues après vérification.
Pratiques possibles dans cette méthode pour réduire les émissions et stocker du carbone dans les sols.

L'optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d'engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L'objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d'azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.

Les couverts végétaux sont des plantes semées entre deux cultures principales pour ne jamais laisser le sol nu. Ils capturent le CO₂ atmosphérique par photosynthèse et le stockent dans le sol sous forme de matière organique quand ils sont détruits. Ils réduisent aussi l'érosion et améliorent la structure du sol.

L'agriculture de précision utilise la technologie (GPS, capteurs, drones, cartographie satellite) pour adapter les pratiques parcelle par parcelle, voire mètre par mètre. Elle permet de n'appliquer des intrants que là où la plante en a vraiment besoin, au bon moment.

Les légumineuses (trèfle, luzerne, féverole, pois) ont une capacité unique : elles captent l'azote de l'air grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines (nodosités). Elles n'ont donc pas besoin d'engrais azotés et en laissent dans le sol pour la culture suivante.

Réduire la consommation de carburant et d'électricité de l'exploitation passe par l'optimisation des passages d'engins, le choix de tracteurs efficients, l'isolation des bâtiments et le recours aux énergies renouvelables.

Le passage en agriculture biologique supprime les engrais et pesticides de synthèse, favorise les rotations longues et diversifiées, et privilégie les méthodes naturelles de fertilisation et de protection des cultures.

Le semis direct ou le travail superficiel du sol remplace le labour profond. En ne retournant plus le sol, on préserve la matière organique accumulée en surface et on favorise la vie biologique (vers de terre, champignons mycorhiziens).

Diversifier les cultures dans la rotation (au lieu de la monoculture ou de rotations courtes blé-maïs) permet de réduire les besoins en intrants chimiques, d'améliorer la santé des sols et de stocker davantage de carbone.
Au-delà de son effet sur le climat, chaque projet agit sur l'environnement et le territoire. Voici l'évaluation de ce projet, dimension par dimension.
Ce projet vise 1 133 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions et de stockage de carbone dans les sols attendus sur sa durée : elles seront reconnues après vérification. La méthode Grandes Cultures compare, parcelle par parcelle, les émissions et le carbone des sols avant et après le changement de pratiques. Selon les leviers retenus, le projet limite les émissions de protoxyde d'azote liées aux engrais et augmente le carbone stocké dans les sols (couverts végétaux, légumineuses, apports organiques).
Ses effets sur la biodiversité dépendent des pratiques retenues ; la méthode porte d'abord sur les émissions et le carbone des sols.
Ses effets sur l'eau dépendent des pratiques retenues, notamment la fertilisation et la couverture des sols.
Le stockage de carbone dans les sols fait partie de ce que compte la méthode : selon les pratiques retenues, couverts végétaux, apports organiques et rotations enrichissent les sols en matière organique.
Ce projet de 212,55 ha à Meslay-le-Vidame accompagne une exploitation de grandes cultures dans l'évolution de ses pratiques.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 5 d'entre eux. Voici pourquoi.
Faim "zéro"
Éliminer la faim et promouvoir une agriculture durable
Pourquoi ce projet : Ce projet accompagne une exploitation de grandes cultures à Meslay-le-Vidame qui continue de produire : il contribue à une production alimentaire moins émettrice de gaz à effet de serre.
Eau propre et assainissement
Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement
Pourquoi ce projet : Selon les pratiques retenues (fertilisation, couverture des sols), le projet peut protéger la qualité des eaux.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Ce projet fait évoluer les pratiques culturales sur 212,55 ha vers une production moins émettrice.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet vise 1 133 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions et de stockage de carbone dans les sols attendus, dans le cadre du Label Bas-Carbone : elles seront reconnues après vérification. Chaque tonne évitée ou stockée dans les sols contribue à limiter le dérèglement climatique.
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : Selon les pratiques retenues, couverts végétaux et rotations plus variées sont favorables à la vie des sols.
Notification du projet
15 octobre 2022Le porteur de projet notifie son projet au ministère chargé de l’écologie.
Dépôt du dossier
21 avril 2023Le dossier complet est déposé auprès de l’autorité compétente pour instruction.
Labellisation
19 septembre 2023Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone.
Suivi année 1
septembre 2024Suivi des actions du projet — année 1/5.
Suivi année 2
septembre 2025Suivi des actions du projet — année 2/5.
Suivi année 3
septembre 2026Suivi des actions du projet — année 3/5.
Suivi année 4
septembre 2027Suivi des actions du projet — année 4/5.
Audit de vérification
mars 2028Un auditeur indépendant vérifie l’atteinte des objectifs carbone du projet.
Suivi année 5
septembre 2028Suivi des actions du projet — année 5/5.
Reconnaissance des réductions
septembre 2028Après vérification par un auditeur indépendant, le ministère reconnaît les réductions d’émissions, qui sont alors définitivement acquises.
Les grandes étapes du projet. Le suivi détaillé est partagé avec les entreprises qui le financent, dans leur espace.
Le projet a obtenu le Label Bas-Carbone.
Le dossier complet a été déposé pour instruction : description des parcelles et des leviers mobilisés, calcul des réductions attendues, engagement de suivi…
Le projet a été notifié au ministère de la Transition écologique, première étape du parcours de labellisation.
Commune
Meslay-le-Vidame
Code postal
28 360
Département
Eure et Loir (28)
Région
Centre Val de Loire
Transition vers des pratiques agricoles bas-carbone : couverts végétaux, réduction du travail du sol, légumineuses, optimisation de la fertilisation azotée. La méthode valorise l'ensemble des leviers disponibles à l'échelle de l'exploitation.
Le Label Bas-Carbone est le cadre officiel du ministère de la Transition écologique pour les projets de réduction d'émissions menés en France. Un projet est labellisé sur dossier, selon une méthode approuvée par le ministère. Ses réductions d'émissions sont ensuite vérifiées par un auditeur indépendant, avant d'être reconnues par le ministère.
Comment ça fonctionne :
1. Le porteur de projet dépose un dossier décrivant le scénario de référence (sans projet) et le scénario projet.
2. La différence entre les deux scénarios donne les réductions d'émissions nettes, exprimées en tonnes de CO₂ équivalent.
3. Un auditeur indépendant vérifie les données sur le terrain et valide les calculs.
4. Le ministère délivre le Label Bas-Carbone et les crédits carbone sont émis.
5. Le projet est suivi pendant 5 ans avec des vérifications périodiques.
ODD
Score impact
À propos du Label Bas-Carbone
Label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
Nous vous accompagnons dans le choix du projet qui correspond le mieux à votre stratégie RSE.
Guides
Définitions