
51 ha
Surface
10 525 t
CO₂
74 610
Plants prévus au dossier
Le bois de Caudos reconstitue 51 hectares de forêt à Mios, en Gironde, dans le massif des Landes de Gascogne. Projet de reconstitution labellisé en décembre 2024, il prévoit 74 610 plants : près de 74 000 pins maritimes issus de vergers à graines, à 1 500 par hectare, et une lisière de 650 chênes-lièges à l’ouest, protégés un à un. La plantation s’est achevée en novembre 2024. Les réductions attendues sur trente ans atteignent 10 525 tonnes de CO₂.
4,4ETP-année de travail forestier mobilisés sur 30 ans
Ce projet mobilise environ 4,4 années de travail forestier à temps plein (entre 3,1 et 7,0), réparties sur les 30 ans du projet.
Méthode : surface plantée × heures de travail par hectare publiées par l’ONF (itinéraires techniques 2011-2015), sur les 30 ans du projet ; audit : 5 à 10 jours selon la surface (donnée Stock CO₂) ; exploitation : volumes récoltés (ONF, Fournier et al. 2022) × productivité des abatteuses et des porteurs (FCBA 2005) ; ÷ 1 607 h, durée annuelle légale du travail ; pépinières non chiffrées ; estimation Stock CO2.
Une forêt touchée par un incendie.
Le projet reconstitue la forêt selon la méthode « Reconstitution de peuplements forestiers dégradés » du Label Bas-Carbone.
Il plante 2 essences (pin maritime et chêne-liège) pour diversifier le nouveau peuplement.
La diversité des essences renforce la résilience de la forêt face aux maladies et au changement climatique.

Pinus pinaster · Pinaceae
Espèce emblématique du massif landais, il peut atteindre 30 m. Son bois est utilisé en papeterie et construction. Il a été massivement planté au XIXe siècle pour fixer les dunes.

Quercus suber
Au-delà de son effet sur le climat, chaque projet agit sur l'environnement et le territoire. Voici l'évaluation de ce projet, dimension par dimension.
Avec 10 525 tonnes de CO₂ attendues sur trente ans, dont plus de 7 200 pour le bois et les racines des arbres, le pin maritime, à croissance rapide, assure l’essentiel du stockage ; le chêne-liège y ajoute un feuillu de longue vie.
Le diagnostic écologique du site a relevé un réseau de crastes, les fossés landais, bordées de bruyères, d’ajoncs et de molinie, avec des chênes pédonculés, des saules et des bouleaux ; le pic noir fréquente les boisements voisins. La lisière de chênes-lièges ajoute un feuillu autochtone à la pinède.
Le réseau de crastes, ces fossés qui drainent la lande en hiver, structure toujours le terrain. Le couvert forestier reconstitué protège le sable de l’érosion par le vent et par la pluie.
Le sol, un sable acide sur alios, a été préparé sans labour : débroussaillement en plein, puis passage d’un crabe forestier et d’un cover-crop sur la seule ligne de plantation. La litière des pins y reformera peu à peu un humus.
Le chêne-liège est réputé pour son écorce, le liège, qui se récolte sans abattre l’arbre et forme une protection contre les incendies. Les travaux ont été confiés à une entreprise du massif, et les bois de la pinède seront valorisés localement.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 5 d'entre eux. Voici pourquoi.
Eau propre et assainissement
Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement
Pourquoi ce projet : Le couvert forestier sur 51 ha filtre naturellement les eaux de ruissellement et favorise la recharge des nappes souterraines. En réduisant l'érosion et le lessivage des nutriments, ce projet améliore la qualité de l'eau disponible pour les usages locaux.
Travail décent et croissance économique
Promouvoir une croissance économique durable
Pourquoi ce projet : Ce projet contribue à cet objectif par ses actions de séquestration carbone et de renforcement des écosystèmes locaux.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Les 74 610 arbres prévus sur 51 ha, de 2 essences différentes, formeront à long terme une ressource en bois renouvelable, issue d'une forêt suivie pendant toute la durée du projet.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet vise à séquestrer 10 525 tonnes de CO₂ sur sa durée de vie, dans le cadre du Label Bas-Carbone — des réductions attendues, reconnues après vérification. Chaque tonne retirée de l'atmosphère contribue à lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences (canicules, inondations, sécheresses).
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : Ce projet de 51 ha à Mios plante 2 essences différentes, recréant un écosystème forestier : habitat pour la faune, corridors écologiques entre les massifs existants, enrichissement de la biodiversité des sols.
Notification du projet
10 octobre 2023Le porteur de projet notifie son projet au ministère chargé de l’écologie.
Dépôt du dossier
20 septembre 2024Le dossier complet est déposé auprès de l’autorité compétente pour instruction.
Labellisation
17 décembre 2024Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone.
Plantation
janvier 2026Mise en terre des essences sélectionnées sur la parcelle.
Suivi année 1
janvier 2027Suivi des actions du projet — année 1/5.
Suivi année 2
janvier 2028Suivi des actions du projet — année 2/5.
Suivi année 3
janvier 2029Suivi des actions du projet — année 3/5.
Suivi année 4
janvier 2030Suivi des actions du projet — année 4/5.
Suivi année 5
janvier 2031Suivi des actions du projet — année 5/5.
Audit de vérification
juin 2054Un auditeur indépendant vérifie l’atteinte des objectifs carbone du projet.
Reconnaissance des réductions
décembre 2054Après vérification par un auditeur indépendant, le ministère reconnaît les réductions d’émissions, qui sont alors définitivement acquises.
Les grandes étapes du projet. Le suivi détaillé est partagé avec les entreprises qui le financent, dans leur espace.
Le projet a obtenu le Label Bas-Carbone.
Le dossier du projet fixe à cette date la plantation du peuplement.
Le dossier complet a été déposé pour instruction : description des parcelles et des essences, calcul des réductions attendues, engagement de suivi sur toute…
Le projet a été notifié au ministère de la Transition écologique, première étape du parcours de labellisation.
Commune
Mios
Code postal
33380
Département
Gironde (33)
Région
Nouvelle Aquitaine
Reconstitution d'une forêt détruite par une catastrophe naturelle ou dégradée par un dépérissement. La méthode vise à restaurer des peuplements résilients, adaptés au changement climatique.
Le Label Bas-Carbone est le cadre officiel du ministère de la Transition écologique pour les projets de réduction d'émissions menés en France. Un projet est labellisé sur dossier, selon une méthode approuvée par le ministère. Ses réductions d'émissions sont ensuite vérifiées par un auditeur indépendant, avant d'être reconnues par le ministère.
Comment ça fonctionne :
1. Le porteur de projet dépose un dossier décrivant le scénario de référence (sans projet) et le scénario projet.
2. La différence entre les deux scénarios donne les réductions d'émissions nettes, exprimées en tonnes de CO₂ équivalent.
3. Un auditeur indépendant vérifie les données sur le terrain et valide les calculs.
4. Le ministère délivre le Label Bas-Carbone et les crédits carbone sont émis.
5. Le projet est suivi pendant 30 ans avec des vérifications périodiques.
ODD
Score impact
À propos du Label Bas-Carbone
Label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
Nous vous accompagnons dans le choix du projet qui correspond le mieux à votre stratégie RSE.
Guides
Définitions