
10,75 ha
Surface
2 647 t
CO₂
23 651
Plants prévus au dossier
Le bois de Commensacq reconstitue 10,75 hectares de pinède sur le plateau landais. Reconnu en octobre 2023 par le Label Bas-Carbone au titre de la reconstitution forestière, il repose sur le pin maritime, l’arbre des sables landais, qui occupe l’essentiel de la surface. Des chênes-lièges, des chênes verts, des chênes pédonculés, des cormiers, des bouleaux et des cèdres de l’Atlas ont été plantés en bordure pour diversifier la future forêt. Le dossier prévoit 23 651 plants, installés au printemps 2024 après un travail du sol léger, sans labour. Les réductions attendues sur trente ans atteignent 2 647 tonnes de CO₂.
0,9ETP-année de travail forestier mobilisés sur 30 ans
Ce projet mobilise environ 0,9 année de travail forestier à temps plein (entre 0,6 et 1,4), répartie sur les 30 ans du projet.
Méthode : surface plantée × heures de travail par hectare publiées par l’ONF (itinéraires techniques 2011-2015), sur les 30 ans du projet ; audit : 5 à 10 jours selon la surface (donnée Stock CO₂) ; exploitation : volumes récoltés (ONF, Fournier et al. 2022) × productivité des abatteuses et des porteurs (FCBA 2005) ; ÷ 1 607 h, durée annuelle légale du travail ; pépinières non chiffrées ; estimation Stock CO2.
Une forêt touchée par un incendie.
Le projet reconstitue la forêt selon la méthode « Reconstitution de peuplements forestiers dégradés » du Label Bas-Carbone.
Il plante 8 essences (pin maritime, chêne-liège, chêne vert, chêne pédonculé, cormier, cèdre de l'Atlas, platane commun et bouleau verruqueux) pour diversifier le nouveau peuplement.
La diversité des essences renforce la résilience de la forêt face aux maladies et au changement climatique.

Pinus pinaster · Pinaceae
Espèce emblématique du massif landais, il peut atteindre 30 m. Son bois est utilisé en papeterie et construction. Il a été massivement planté au XIXe siècle pour fixer les dunes.

Quercus suber

Quercus ilex · Fagaceae
Chêne méditerranéen à feuillage persistant, atteignant 20 m. Très résistant à la sécheresse. Son bois dur servait à faire les roues de charrettes. Espèce clé des écosystèmes méditerranéens.

Quercus robur · Fagaceae
Espèce majeure des forêts de plaine européennes, pouvant vivre plus de 1000 ans. Son bois dense est utilisé pour la marine, la tonnellerie et la construction.

Sorbus domestica · Rosaceae
Arbre devenu rare, atteignant 20 m. Son bois est l'un des plus durs et des plus lourds d'Europe. Ses fruits (cormes) étaient autrefois consommés blets.

Cedrus atlantica · Pinaceae
Originaire des montagnes d'Afrique du Nord, il atteint 40 m. Bois durable naturellement résistant aux insectes, utilisé en ébénisterie. Essence d'avenir face au changement climatique.

Platanus x hispanica · Platanaceae
Hybride entre le platane d'Orient et d'Occident, atteignant 45 m. Écorce caractéristique se desquamant en plaques. Très résistant à la pollution urbaine.

Betula pendula · Betulaceae
Arbre pionnier pouvant atteindre 25 m, reconnaissable à son écorce blanche. Espèce pionnière colonisant les terrains nus. Sa sève est récoltée au printemps comme boisson.
Au-delà de son effet sur le climat, chaque projet agit sur l'environnement et le territoire. Voici l'évaluation de ce projet, dimension par dimension.
Le pin maritime, qui pousse vite sur ces sables, porte l’essentiel des 2 647 tonnes de CO₂ attendues. Le calcul est prudent : il applique des rabais pour le risque d’incendie et pour les autres risques naturels, et laisse hors du calcul les platanes de bordure.
Cinq feuillus et le cèdre bordent la pinède : chênes-lièges, chênes verts, chênes pédonculés, cormiers et bouleaux. Ces lisières variées nourrissent les insectes pollinisateurs et les oiseaux, et le dossier conserve les arbres d’intérêt écologique et les bordures boisées existantes.
Sur ce plateau de lande humide, le sable profond repose sur une couche de sable durci, l’alios, qui ralentit l’infiltration. La pinède reconstituée, plantée sans labour, rend au sol un couvert permanent qui le protège des pluies d’hiver.
Le sol, un podzol sableux, acide et très pauvre, n’a reçu qu’un travail léger, sans labour, comme le prévoit le dossier. Les aiguilles et les feuilles mortes y reconstituent l’humus caractéristique des landes.
Les bois de la pinède seront valorisés à moins de cinquante kilomètres, dans la filière bois landaise, et la plantation a été confiée à une entreprise du secteur. La forêt est certifiée PEFC et suit un plan simple de gestion complété par un avenant pour le projet.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 6 d'entre eux. Voici pourquoi.
Bonne santé et bien-être
Assurer la santé et promouvoir le bien-être
Pourquoi ce projet : Ce projet contribue à cet objectif par ses actions de séquestration carbone et de renforcement des écosystèmes locaux.
Eau propre et assainissement
Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement
Pourquoi ce projet : Le couvert forestier sur 10,75 ha filtre naturellement les eaux de ruissellement et favorise la recharge des nappes souterraines. En réduisant l'érosion et le lessivage des nutriments, ce projet améliore la qualité de l'eau disponible pour les usages locaux.
Travail décent et croissance économique
Promouvoir une croissance économique durable
Pourquoi ce projet : Ce projet contribue à cet objectif par ses actions de séquestration carbone et de renforcement des écosystèmes locaux.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Les 23 651 arbres prévus sur 10,75 ha, de 8 essences différentes, formeront à long terme une ressource en bois renouvelable, issue d'une forêt suivie pendant toute la durée du projet.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet vise à séquestrer 2 647 tonnes de CO₂ sur sa durée de vie, dans le cadre du Label Bas-Carbone — des réductions attendues, reconnues après vérification. Chaque tonne retirée de l'atmosphère contribue à lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences (canicules, inondations, sécheresses).
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : Ce projet de 10,75 ha à Commensacq plante 8 essences différentes, recréant un écosystème forestier : habitat pour la faune, corridors écologiques entre les massifs existants, enrichissement de la biodiversité des sols.
Notification du projet
18 juillet 2023Le porteur de projet notifie son projet au ministère chargé de l’écologie.
Dépôt du dossier
19 juillet 2023Le dossier complet est déposé auprès de l’autorité compétente pour instruction.
Labellisation
13 octobre 2023Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone.
Plantation
janvier 2025Mise en terre des essences sélectionnées sur la parcelle.
Suivi année 1
janvier 2026Suivi des actions du projet — année 1/5.
Suivi année 2
janvier 2027Suivi des actions du projet — année 2/5.
Suivi année 3
janvier 2028Suivi des actions du projet — année 3/5.
Suivi année 4
janvier 2029Suivi des actions du projet — année 4/5.
Suivi année 5
janvier 2030Suivi des actions du projet — année 5/5.
Audit de vérification
avril 2053Un auditeur indépendant vérifie l’atteinte des objectifs carbone du projet.
Reconnaissance des réductions
octobre 2053Après vérification par un auditeur indépendant, le ministère reconnaît les réductions d’émissions, qui sont alors définitivement acquises.
Les grandes étapes du projet. Le suivi détaillé est partagé avec les entreprises qui le financent, dans leur espace.
Le dossier du projet fixe à cette date la plantation du peuplement.
Le projet a obtenu le Label Bas-Carbone.
Le dossier complet a été déposé pour instruction : description des parcelles et des essences, calcul des réductions attendues, engagement de suivi sur toute…
Le projet a été notifié au ministère de la Transition écologique, première étape du parcours de labellisation.
Commune
Commensacq
Code postal
40210
Département
Landes (40)
Région
Nouvelle Aquitaine
Reconstitution d'une forêt détruite par une catastrophe naturelle ou dégradée par un dépérissement. La méthode vise à restaurer des peuplements résilients, adaptés au changement climatique.
Le Label Bas-Carbone est le cadre officiel du ministère de la Transition écologique pour les projets de réduction d'émissions menés en France. Un projet est labellisé sur dossier, selon une méthode approuvée par le ministère. Ses réductions d'émissions sont ensuite vérifiées par un auditeur indépendant, avant d'être reconnues par le ministère.
Comment ça fonctionne :
1. Le porteur de projet dépose un dossier décrivant le scénario de référence (sans projet) et le scénario projet.
2. La différence entre les deux scénarios donne les réductions d'émissions nettes, exprimées en tonnes de CO₂ équivalent.
3. Un auditeur indépendant vérifie les données sur le terrain et valide les calculs.
4. Le ministère délivre le Label Bas-Carbone et les crédits carbone sont émis.
5. Le projet est suivi pendant 30 ans avec des vérifications périodiques.
ODD
Score impact
À propos du Label Bas-Carbone
Label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
Nous vous accompagnons dans le choix du projet qui correspond le mieux à votre stratégie RSE.
Guides
Définitions