
103 ha
Surface
1 021 t
CO₂
Ce projet d'élevage sur 103 hectares dans la commune d’Ombree d'Anjou suit la méthode Carbon Agri : à partir d'un diagnostic carbone de toute l'exploitation, l'éleveur met en œuvre un plan d'action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de son troupeau et de ses cultures. Labellisé dans le cadre du Label Bas-Carbone, il vise 1 021 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions attendues sur sa durée : elles seront reconnues après vérification.
Pratiques possibles dans cette méthode pour réduire les émissions de l'exploitation, et parfois stocker du carbone dans les prairies et les haies.

L'optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d'engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L'objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d'azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.

Les couverts végétaux sont des plantes semées entre deux cultures principales pour ne jamais laisser le sol nu. Ils capturent le CO₂ atmosphérique par photosynthèse et le stockent dans le sol sous forme de matière organique quand ils sont détruits. Ils réduisent aussi l'érosion et améliorent la structure du sol.

L'autonomie protéique consiste à produire sur la ferme les protéines nécessaires à l'alimentation du troupeau, plutôt que d'acheter du tourteau de soja importé. Cela passe par la culture de colza, féverole, luzerne ou pois, et par l'optimisation des fourrages.

Réduire l'âge au premier vêlage (de 36 à 24-30 mois) et augmenter la longévité des vaches permet de réduire le nombre d'animaux improductifs dans le troupeau. Moins de génisses d'élevage signifie moins de méthane entérique et plus d'efficacité par litre de lait ou kg de viande produit.

Les légumineuses (trèfle, luzerne, féverole, pois) ont une capacité unique : elles captent l'azote de l'air grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines (nodosités). Elles n'ont donc pas besoin d'engrais azotés et en laissent dans le sol pour la culture suivante.

Améliorer la qualité des fourrages (meilleure valeur énergétique UFL, plus de protéines MAT) permet de réduire la quantité de concentrés achetés et de mieux valoriser les ressources de la ferme. Un fourrage récolté au bon stade nourrit mieux et réduit le gaspillage.

Optimiser la gestion du renouvellement du troupeau — réduire le nombre de génisses élevées, réformer les vaches improductives, augmenter la longévité — permet de produire autant avec moins d'animaux, réduisant les émissions de méthane du troupeau.

Réduire la mortalité des veaux et des jeunes bovins est un levier d'efficacité majeur. Chaque animal mort représente des émissions de GES « pour rien » — la mère a consommé des ressources pour une gestation et un allaitement sans production finale.

Améliorer la conduite sanitaire signifie prévenir les maladies plutôt que les soigner. Un animal en bonne santé produit plus efficacement, émet moins de méthane par unité produite et vit plus longtemps, réduisant les besoins de renouvellement du troupeau.

Planter des haies en bordure de parcelles agricoles crée des corridors écologiques, des brise-vent naturels et des stocks de carbone sur pied. Les haies stockent du carbone dans leur bois et leurs racines tout en rendant de multiples services écologiques.

La sélection génétique permet de choisir des reproducteurs dont la descendance émettra moins de méthane, produira plus efficacement et vivra plus longtemps. Les index génétiques intègrent désormais l'empreinte environnementale.

Augmenter la part de prairies dans la rotation et allonger leur durée permet de stocker massivement du carbone dans les sols. Les prairies permanentes (>5 ans) sont parmi les meilleurs puits de carbone agricoles, avec un stockage continu dans les racines et la matière organique.

Augmenter la durée et la qualité du pâturage permet aux vaches de se nourrir directement de l'herbe plutôt que de fourrages récoltés et de concentrés. Le pâturage bien conduit maintient les prairies en bon état et réduit les coûts d'alimentation.

Réduire la consommation de carburant et d'électricité de l'exploitation passe par l'optimisation des passages d'engins, le choix de tracteurs efficients, l'isolation des bâtiments et le recours aux énergies renouvelables.

La méthanisation transforme les déjections animales et les déchets végétaux en biogaz (méthane utilisable comme énergie) et en digestat (fertilisant naturel). Elle capte le méthane qui serait émis dans l'atmosphère et le valorise en énergie renouvelable.

Améliorer la gestion des déjections animales — couverture des fosses, épandage optimisé, compostage — réduit les émissions de méthane et d'ammoniac. La couverture des fosses de stockage peut réduire de 50 % les émissions de méthane.

Optimiser la ration alimentaire des vaches laitières — teneur en azote, apport de lipides, équilibre énergie/protéines — permet de produire plus de lait par vache tout en réduisant les émissions de méthane par litre produit.

L'agroforesterie consiste à planter des arbres au sein des parcelles agricoles (cultures ou prairies). Les arbres stockent du carbone dans leur bois tout en rendant des services multiples : ombre pour les animaux, brise-vent, enrichissement du sol.
Au-delà de son effet sur le climat, chaque projet agit sur l'environnement et le territoire. Voici l'évaluation de ce projet, dimension par dimension.
Ce projet vise 1 021 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions attendues sur sa durée : elles seront reconnues après vérification. La méthode Carbon Agri les calcule à l'échelle de toute l'exploitation, en comparant ses émissions avant et après la mise en œuvre du plan d'action. Selon les leviers retenus, le projet réduit les émissions de méthane entérique du troupeau, celles de protoxyde d'azote liées à la fertilisation et celles des effluents ; le carbone stocké dans les prairies et les haies est aussi compté par la méthode.
Ce projet agit d'abord sur les émissions de l'élevage ; ses effets sur la biodiversité dépendent des pratiques de l'exploitation, comme le maintien des prairies et des haies.
Les effets de ce projet sur l'eau dépendent des pratiques de l'exploitation (fertilisation, gestion des effluents, prairies).
Selon les pratiques retenues (prairies, couverts, haies), le projet peut aussi enrichir les sols en matière organique.
Ce projet de 103 ha à Ombree d'Anjou accompagne une exploitation d'élevage dans l'évolution de ses pratiques, à partir d'un diagnostic de toute l'exploitation.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 4 d'entre eux. Voici pourquoi.
Faim "zéro"
Éliminer la faim et promouvoir une agriculture durable
Pourquoi ce projet : Ce projet accompagne une exploitation d'élevage à Ombree d'Anjou qui continue de produire : il contribue à une production alimentaire moins émettrice de gaz à effet de serre.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Ce projet fait évoluer les pratiques d'une exploitation d'élevage vers une production moins émettrice de gaz à effet de serre.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet vise 1 021 tonnes de CO₂e de réductions d'émissions attendues, dans le cadre du Label Bas-Carbone : elles seront reconnues après vérification. Chaque tonne évitée contribue à limiter le dérèglement climatique.
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : Ce projet agit sur les émissions de l'élevage ; les prairies et les haies, là où l'exploitation en compte, restent des milieux favorables à la vie terrestre.
Notification du projet
23 janvier 2023Le porteur de projet notifie son projet au ministère chargé de l’écologie.
Dépôt du dossier
17 mars 2023Le dossier complet est déposé auprès de l’autorité compétente pour instruction.
Labellisation
16 mai 2023Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone.
Suivi année 1
mai 2024Suivi des actions du projet — année 1/5.
Suivi année 2
mai 2025Suivi des actions du projet — année 2/5.
Suivi année 3
mai 2026Suivi des actions du projet — année 3/5.
Suivi année 4
mai 2027Suivi des actions du projet — année 4/5.
Audit de vérification
novembre 2027Un auditeur indépendant vérifie l’atteinte des objectifs carbone du projet.
Suivi année 5
mai 2028Suivi des actions du projet — année 5/5.
Reconnaissance des réductions
mai 2028Après vérification par un auditeur indépendant, le ministère reconnaît les réductions d’émissions, qui sont alors définitivement acquises.
Les grandes étapes du projet. Le suivi détaillé est partagé avec les entreprises qui le financent, dans leur espace.
Le projet a obtenu le Label Bas-Carbone.
Le dossier complet a été déposé pour instruction : description des parcelles et des leviers mobilisés, calcul des réductions attendues, engagement de suivi…
Le projet a été notifié au ministère de la Transition écologique, première étape du parcours de labellisation.
Commune
Ombree d'Anjou
Code postal
49520
Département
Maine et Loire (49)
Région
Pays de la Loire
ODD
Score impact
À propos du Label Bas-Carbone
Label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
Nous vous accompagnons dans le choix du projet qui correspond le mieux à votre stratégie RSE.
Guides
Définitions