
8,9 ha
Surface
2 590 t
CO₂
13 559
Plants prévus au dossier
Le rond-bois de la Folie reconstitue 8,9 hectares de forêt à Trélon, dans le département du Nord. Labellisé dès novembre 2020 pour la méthode Reconstitution, il succède à une futaie dominée par le frêne avec une forêt mélangée de dix essences, chacune placée selon le sol : chêne sessile sur les terrains caillouteux, Douglas et mélèze sur les meilleurs sols, peupliers dans la partie basse et fraîche, alisiers, érables et sorbier des oiseleurs pour la diversité. Le dossier prévoit 13 559 plants, mis en terre au printemps 2021. Les réductions attendues sur trente ans atteignent 2 590 tonnes de CO₂.
0,7ETP-année de travail forestier mobilisés sur 30 ans
Ce projet mobilise environ 0,7 année de travail forestier à temps plein (entre 0,5 et 1,1), répartie sur les 30 ans du projet.
Méthode : surface plantée × heures de travail par hectare publiées par l’ONF (itinéraires techniques 2011-2015), sur les 30 ans du projet ; audit : 5 à 10 jours selon la surface (donnée Stock CO₂) ; exploitation : volumes récoltés (ONF, Fournier et al. 2022) × productivité des abatteuses et des porteurs (FCBA 2005) ; ÷ 1 607 h, durée annuelle légale du travail ; pépinières non chiffrées ; estimation Stock CO2.
Un peuplement dépérissant, touché par la chalarose, maladie du frêne.
Le projet reconstitue la forêt selon la méthode « Reconstitution de peuplements forestiers dégradés » du Label Bas-Carbone.
Il plante 10 essences (chêne rouvre, alisier blanc, alisier torminal, érable sycomore, érable plane, sorbier des oiseleurs, douglas vert, mélèze hybride, tilleul à petites feuilles et peuplier) pour diversifier le nouveau peuplement.
La diversité des essences renforce la résilience de la forêt face aux maladies et au changement climatique.

Quercus petraea · Fagaceae
Arbre majestueux pouvant vivre plus de 500 ans et atteindre 40 m. Essence emblématique des forêts françaises, son bois est prisé en tonnellerie et ébénisterie.

Sorbus aria

Sorbus torminalis · Rosaceae
Arbre rare atteignant 25 m, indicateur de sols riches. Son bois très dense est l'un des plus chers d'Europe, utilisé en marqueterie.

Acer pseudoplatanus · Sapindaceae
Grand érable pouvant atteindre 35 m, très courant en montagne. Bois blanc et homogène, recherché en lutherie et tournage. Feuillage dense offrant un ombrage efficace.

Acer platanoides · Sapindaceae
Grand érable (30 m) aux feuilles semblables à celles du platane. Très planté en ville pour son ombrage. Bois clair utilisé en ameublement.

Sorbus aucuparia · Rosaceae
Petit arbre atteignant 15 m, très présent en montagne. Ses baies rouges sont essentielles pour l'alimentation des oiseaux en hiver.

Pseudotsuga menziesii · Pinaceae
Originaire de la côte ouest de l'Amérique du Nord, le Douglas atteint 60 m en France et jusqu'à 100 m dans son aire d'origine. Son bois est utilisé en charpente, construction et bois énergie. Essence en expansion en France grâce à sa croissance rapide et son excellence adaptation climatique.

Larix eurolepsis

Tilia cordata · Malvaceae
Plus petit que son cousin à grandes feuilles (25 m max), il résiste mieux à la sécheresse. Très planté en alignement urbain. Miel de tilleul très réputé.

Populus · Salicaceae
Genre comprenant une trentaine d'espèces, certaines atteignant 40 m en seulement 20 ans. Bois léger utilisé massivement pour la fabrication de cagettes et contreplaqué.
Au-delà de son effet sur le climat, chaque projet agit sur l'environnement et le territoire. Voici l'évaluation de ce projet, dimension par dimension.
Les 2 590 tonnes de CO₂ attendues sur trente ans reposent surtout sur le Douglas et le mélèze, plantés sur les meilleurs sols de la parcelle ; le chêne sessile et les feuillus d’accompagnement prennent le relais sur le long terme, bien au-delà de la durée du projet.
Dix essences se partagent la parcelle. Les alisiers et le sorbier des oiseleurs fleurissent au printemps et portent des fruits recherchés par les grives et les merles ; le plan de gestion de la forêt garde des îlots de vieux bois, refuges pour les insectes et les oiseaux.
Les résineux sont plantés à plus de dix mètres des cours d’eau, comme le prévoit le dossier, et la partie basse, plus fraîche, a été confiée aux peupliers, qui supportent un sol gorgé d’eau une partie de l’année.
Chaque essence a été choisie après un diagnostic des stations : sols neutres et caillouteux, sols drainés plus profonds, sol alluvial frais. Placer le bon arbre au bon endroit lui donne les meilleures chances de bien s’enraciner, et la litière variée des feuillus et des résineux nourrit l’humus.
La forêt est gérée selon un plan simple de gestion agréé et certifiée PEFC. Plantation et entretiens ont été confiés à une entreprise de travaux forestiers, et le Douglas fournira un bois d’œuvre apprécié des scieries.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 6 d'entre eux. Voici pourquoi.
Bonne santé et bien-être
Assurer la santé et promouvoir le bien-être
Pourquoi ce projet : Ce projet contribue à cet objectif par ses actions de séquestration carbone et de renforcement des écosystèmes locaux.
Eau propre et assainissement
Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement
Pourquoi ce projet : Le couvert forestier sur 8,9 ha filtre naturellement les eaux de ruissellement et favorise la recharge des nappes souterraines. En réduisant l'érosion et le lessivage des nutriments, ce projet améliore la qualité de l'eau disponible pour les usages locaux.
Travail décent et croissance économique
Promouvoir une croissance économique durable
Pourquoi ce projet : Ce projet contribue à cet objectif par ses actions de séquestration carbone et de renforcement des écosystèmes locaux.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Les 13 559 arbres prévus sur 8,9 ha, de 10 essences différentes, formeront à long terme une ressource en bois renouvelable, issue d'une forêt suivie pendant toute la durée du projet.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet vise à séquestrer 2 590 tonnes de CO₂ sur sa durée de vie, dans le cadre du Label Bas-Carbone — des réductions attendues, reconnues après vérification. Chaque tonne retirée de l'atmosphère contribue à lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences (canicules, inondations, sécheresses).
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : Ce projet de 8,9 ha à Trélon plante 10 essences différentes, recréant un écosystème forestier : habitat pour la faune, corridors écologiques entre les massifs existants, enrichissement de la biodiversité des sols.
Notification du projet
25 septembre 2020Le porteur de projet notifie son projet au ministère chargé de l’écologie.
Dépôt du dossier
12 octobre 2020Le dossier complet est déposé auprès de l’autorité compétente pour instruction.
Labellisation
17 novembre 2020Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone.
Plantation
janvier 2022Mise en terre des essences sélectionnées sur la parcelle.
Suivi année 1
janvier 2023Suivi des actions du projet — année 1/5.
Suivi année 2
janvier 2024Suivi des actions du projet — année 2/5.
Suivi année 3
janvier 2025Suivi des actions du projet — année 3/5.
Suivi année 4
janvier 2026Suivi des actions du projet — année 4/5.
Suivi année 5
janvier 2027Suivi des actions du projet — année 5/5.
Audit de vérification
mai 2050Un auditeur indépendant vérifie l’atteinte des objectifs carbone du projet.
Reconnaissance des réductions
novembre 2050Après vérification par un auditeur indépendant, le ministère reconnaît les réductions d’émissions, qui sont alors définitivement acquises.
Les grandes étapes du projet. Le suivi détaillé est partagé avec les entreprises qui le financent, dans leur espace.
Le dossier du projet fixe à cette date la plantation du peuplement.
Le projet a obtenu le Label Bas-Carbone.
Le dossier complet a été déposé pour instruction : description des parcelles et des essences, calcul des réductions attendues, engagement de suivi sur toute…
Le projet a été notifié au ministère de la Transition écologique, première étape du parcours de labellisation.
Commune
Trélon
Code postal
59132
Département
Nord (59)
Région
Hauts de France
Reconstitution d'une forêt détruite par une catastrophe naturelle ou dégradée par un dépérissement. La méthode vise à restaurer des peuplements résilients, adaptés au changement climatique.
Le Label Bas-Carbone est le cadre officiel du ministère de la Transition écologique pour les projets de réduction d'émissions menés en France. Un projet est labellisé sur dossier, selon une méthode approuvée par le ministère. Ses réductions d'émissions sont ensuite vérifiées par un auditeur indépendant, avant d'être reconnues par le ministère.
Comment ça fonctionne :
1. Le porteur de projet dépose un dossier décrivant le scénario de référence (sans projet) et le scénario projet.
2. La différence entre les deux scénarios donne les réductions d'émissions nettes, exprimées en tonnes de CO₂ équivalent.
3. Un auditeur indépendant vérifie les données sur le terrain et valide les calculs.
4. Le ministère délivre le Label Bas-Carbone et les crédits carbone sont émis.
5. Le projet est suivi pendant 30 ans avec des vérifications périodiques.
ODD
Score impact
À propos du Label Bas-Carbone
Label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
Nous vous accompagnons dans le choix du projet qui correspond le mieux à votre stratégie RSE.
Guides
Définitions