Pour une compensation carbone en Bourgogne-Franche-Comté, une entreprise peut financer des projets Label Bas-Carbone situés dans la région même : Stock CO2 y suit 23 projets, dont 22 projets forestiers couvrant 205 hectares et totalisant 61 589 tCO2 labellisées. La reconstitution de forêts dégradées y domine nettement, en particulier dans le Morvan nivernais, avec le Douglas et le chêne sessile comme essences principales.
L'essentiel
- Parmi les 326 projets du portefeuille Stock CO2, 23 se trouvent en Bourgogne-Franche-Comté, pour 62 495 tCO2 labellisées au total, soit environ 10 % du volume du portefeuille.
- Seize projets relèvent de la méthode Reboisement (176 hectares, 53 474 tCO2), six de la méthode Boisement et un de la méthode agricole SOBAC.
- La Nièvre concentre dix projets, devant la Côte-d'Or (six), la Saône-et-Loire (trois), l'Yonne et la Haute-Saône (deux chacune).
- Près de 300 000 arbres ont été plantés sur les projets forestiers de la région, labellisés entre 2020 et 2025.
Quels paysages accueillent les projets bas-carbone de la région ?
La région réunit des milieux très différents, et le portefeuille en reflète une bonne partie. À l'ouest, le Morvan, massif granitique couvert de forêts et de prairies, accueille une bonne partie des projets nivernais : Saint-Martin-du-Puy, Dun-les-Places, Montsauche-les-Settons. Le Douglas y est planté depuis des décennies et fait partie du paysage forestier local.
À l'est, les projets suivent la plaine de la Saône, en Côte-d'Or (Talmay, Lamarche-sur-Saône, Villy-le-Moutier), où chênaies et peupleraies occupent des sols plus profonds et plus frais. Plus au nord, la Haute-Saône apporte deux projets sur le plateau des Mille Étangs, aux confins des Vosges saônoises. Enfin, la Saône-et-Loire, de la Bresse au Brionnais, complète le tableau avec deux boisements et un projet agricole.
Cette diversité a une conséquence pratique pour une entreprise : elle peut choisir un projet proche de ses sites, ou un projet dont le milieu lui parle, sans quitter la région.
Pourquoi la reconstitution forestière domine-t-elle ?
Sur les 22 projets forestiers, 16 relèvent de la méthode Reboisement du Label Bas-Carbone. Cette méthode finance la reconstitution de peuplements dégradés, par exemple après une tempête, un incendie ou un dépérissement lié aux sécheresses et aux ravageurs. Sans aide, le propriétaire laisserait souvent la parcelle se régénérer lentement ou la replanterait avec moins d'ambition.
Ces reboisements représentent 176 hectares et 53 474 tCO2, soit l'essentiel du volume régional. Ils sont aussi, en moyenne, plus grands que les boisements : le projet le plus important de la région, le bois de l'Étang des Merles, couvre près de 31 hectares.
La méthode Boisement, qui concerne la plantation d'arbres sur des terrains qui n'étaient pas boisés, comme d'anciennes terres agricoles, compte six projets pour 28,8 hectares et 8 115 tCO2.
Quels projets citer en Bourgogne-Franche-Comté ?
Voici cinq projets représentatifs, choisis pour couvrir les principaux territoires et les deux familles de méthodes.
Le bois de l'Étang des Merles, dans le Morvan nivernais
Le bois de l'Étang des Merles, à Saint-Martin-du-Puy (Nièvre), est le premier projet de la région par son volume : 30,9 hectares reboisés, 40 170 arbres et 14 362 tCO2 labellisées en juin 2022. Le Douglas y est associé au mélèze d'Europe et au cèdre de l'Atlas, une combinaison qui répartit les risques face aux sécheresses.
Le bois de la Louvière / la Longine, sur le plateau des Mille Étangs
En Haute-Saône, le bois de la Louvière / la Longine couvre 25,5 hectares sur les communes de La Longine et La Montagne. Avec 56 661 arbres (Douglas, pin laricio de Corse, cèdre de l'Atlas), il représente 11 868 tCO2 labellisées en mars 2024.
Le bois de Talmay, dans la plaine de la Saône
Le bois de Talmay, en Côte-d'Or, illustre la reconstitution d'une chênaie : 24 hectares, 32 500 chênes sessiles et merisiers, 3 026 tCO2 labellisées fin 2020. Les feuillus y ont une croissance plus lente que les résineux, ce qui explique un volume de carbone plus modeste à surface comparable, compensé par une longévité et une valeur écologique élevées.
Le bois de la Clef, un boisement très diversifié
À Montceau-et-Écharnant (Côte-d'Or), le bois de la Clef est un petit boisement de 3 hectares, mais l'un des plus diversifiés de la région : chêne sessile, érables sycomore, plane et champêtre, tilleul, alisier torminal, merisier, hêtre et mélèze. Ses 3 900 arbres représentent 784 tCO2.
Les Prairies fertiles d'Anzy, un projet agricole
Dans le Brionnais, les Prairies fertiles d'Anzy, à Anzy-le-Duc (Saône-et-Loire), relèvent de la méthode SOBAC. Sur 205 hectares, l'exploitation réduit ses engrais azotés, supprime les engrais de fond minéraux et les amendements calciques, et mobilise des micro-organismes pour améliorer les sols. Le projet représente 906 tCO2.
Quelles essences sont plantées ?
Le Douglas vert apparaît dans 12 des 22 projets forestiers, ce qui reflète son rôle historique dans le Morvan et sa croissance rapide. Il est rarement seul : le chêne sessile figure dans 10 projets, le cèdre de l'Atlas dans 5, le pin laricio de Corse dans 4, le mélèze d'Europe et le chêne pubescent dans 3.
Cette association entre résineux productifs et feuillus plus résistants à la chaleur répond aux recommandations actuelles des forestiers face au changement climatique. Le chêne pubescent et le cèdre de l'Atlas, par exemple, supportent mieux les étés secs que le hêtre ou l'épicéa.
Comme dans toute plantation, certains plants ne reprennent pas, souvent après un été sec. Les projets prévoient alors des regarnis, c'est-à-dire le remplacement des plants manquants, afin que le peuplement atteigne la densité prévue.
Que peut financer une entreprise de la région ?
Une entreprise bourguignonne ou franc-comtoise peut acquérir des réductions d'émissions labellisées sur un ou plusieurs de ces projets, pour contribuer au financement de ses émissions résiduelles. Chaque réduction d'émission correspond à une tonne de CO2 et elle est inscrite au nom de l'acheteur, ce qui évite tout double comptage.
Un exemple de calcul, aux hypothèses explicites : une entreprise qui souhaite compenser 300 tCO2 par an pendant trois ans mobiliserait 900 tCO2, soit environ 6 % du volume labellisé du bois de l'Étang des Merles, ou l'équivalent du volume total d'un petit reboisement nivernais d'environ 5 hectares. Le choix dépend de la disponibilité des volumes, du budget et du lien que l'entreprise souhaite créer avec un territoire.
Le prix dépend de la méthode et du projet ; à titre indicatif, il se situe entre 30 et 50 € la tonne, comme le détaille notre page tarifs, et un devis précise le tarif applicable.
Questions fréquentes
Combien de projets Label Bas-Carbone Stock CO2 suit-il en Bourgogne-Franche-Comté ?
Stock CO2 suit 23 projets dans la région : 22 projets forestiers et un projet agricole. Ils totalisent 62 495 tCO2 labellisées, dont 61 589 tCO2 pour les forêts. La Nièvre est le département le plus représenté, avec dix projets.
Pourquoi le Douglas est-il si présent dans les projets de la région ?
Le Douglas est implanté de longue date dans le Morvan, où il pousse vite et produit un bois apprécié. Dans les projets du portefeuille, il est presque toujours associé à d'autres essences, comme le cèdre de l'Atlas, le mélèze ou le chêne, pour limiter les risques sanitaires et climatiques.
Une entreprise hors de la région peut-elle financer ces projets ?
Oui. Tout acheteur peut financer un projet Label Bas-Carbone, quelle que soit la région où il est implanté. La proximité reste un argument fort pour les entreprises implantées en Bourgogne-Franche-Comté, qui peuvent visiter le projet et le présenter à leurs équipes.
Les projets agricoles existent-ils aussi dans la région ?
Oui, même s'ils sont minoritaires dans le portefeuille régional. Les Prairies fertiles d'Anzy, en Saône-et-Loire, réduisent les émissions liées aux engrais selon la méthode SOBAC, sur 205 hectares.
Si vous souhaitez financer un projet en Bourgogne-Franche-Comté et connaître les volumes disponibles, vous pouvez demander un devis à nos équipes.



